Raphael Chrétien

Press

The New York Times

«During this Marlboro Music Festival, Raphaël Chrétien highly demonstrated to be one of the most outstanding cellist of his generation in Europe.»

Le Monde

«Jean Huré (1877-1930) serait-il l'auteur d'un tryptique essentiel et méconnu des sonates pour violoncelle et piano ? La saveur particulière de leurs thèmes (celui, tout simple et inoubliable de la Sonate en fa majeur (1906), écrite pour Pablo Casals, la beauté du final contemplatif en font des chefs-d'oeuvre. Raphaël Chrétien et Maciej Pikulski jouent ces sonates avec une concentration et une émotion bouleversante.»

Renaud Machard

Diapason

«En rendant tout son lustre au Concerto "militaire" habilement reconstruit par Jean-Christophe Keck, Jérôme Pernoo ravivait le souvenir du violoncelliste époustouflant que fut Offenbach. C'est à présent au pédagogue qu'il s'intéresse. Les Duos, publiés en 1847 et articulés en six degrés progressifs (depuis l'Opus 49, jusqu'à l'Opus 54), sont, en effet, conçus comme des cours méthodiques, dont la séduction opère d'emblée. Ce ne sont pas les duos choisis par Raphaël Chrétien et Jérôme Pernoo dans les quatre derniers opus qui prouveraient le contraire. Les deux complices ne font, "naturellement", qu'une bouchée des difficultés techniques concoctées par Offenbach et succombent tout à leur aise aux charmes variés que dispensent ces pages. Enferrés dans le seul Opus 54, Etienne Péclard et Roland Pidoux (HM) n'avaient pas les coudées aussi franches. Ici, les mélodies s'enchevêtrent et s'enchaînent avec la même aisance, la même spontanéité, le même sens du rebond que dans le concerto et les pages lyriques à venir.
Chrétien et Pernoo ne cherchent jamais à briller ou à souligner les traits périlleux. Alors que dans les Opus 52 n°3 et Opus 53 n°1.2 et 3, Alain Meunier et Philipe Muller (Arion) se montraient plus déclamatoires, c'est la poésie, la plus exquise et la plus délicate, qui règne sous les archets de nos deux jeunes maîtres du violoncelle. En dépit d'un minutage un peu chiche, il nous délivrent mieux qu'une leçon : un précieux sésame pour pénétrer la substance de ces cours méthodiques.»

François Laurent


«Le violoncelle de Raphaël Chrétien est d’une belle éloquence pénétrant les partitions de Jean Huré avec beaucoup d’aisance et de brio.»

Jean-Yves Bras


«La Sonate pour violoncelle et piano de Ginastera apparaît comme le sommet du programme (…), les deux interprètes sont dignes de tous les éloges.»

Philippe Andriot


Interview parue dans Res Musica, le 2/06/2005

ResMusica : «En tant que musicien, pouvez-vous évoquer votre itinéraire musical ? Et comment définiriez-vous votre jeu, votre style ?»

Raphaël Chrétien : «mes études au Conservatoire National Supérieur de Paris. Les rencontres là aussi ont été primordiales. J'ai eu la chance d'approcher des personnalités stimulantes : Tortelier, Rostropovitch et Philippe Muller avec lequel j'ai travaillé durant cinq années. Je joue depuis mes premiers prix toujours sur le même instrument : un Jean-Baptiste Vuillaume de 1866. J’y retrouve ce qui me plaît : un équilibre quasi parfait entre la richesse et la puissance de la sonorité. Je n'ai pas le sentiment d’appartenir spécifiquement à une "école" : la diversité des approches actuelles, représentées par la diversité et la qualité de nombreux jeunes musiciens montre aujourd'hui combien chacun individuellement a sa place dans le paysage musical. Pour ma part, je n’aime pas les définitions figées. Et je pense qu'avec le temps, en définitive, on élargit le champ de ses préoccupations.»

RM : «Quelles ont été récemment les œuvres que vous avez abordées ?»

RC : «Je viens notamment de jouer plusieurs auteurs contemporains pour les 80 ans de Pierre Boulez en tournée en Allemagne, ainsi qu’une série de récital consacré aux suites de J.-S. Bach... »

RM : «Quels seraient vos compositeurs de prédilection ?»

RC : «Je n'ai pas de musiciens préférés. Au moment où je vous parle, cela pourrait aussi bien être Beethoven, Schubert, Bach ou Boulez, précisément... Chacun a sa place particulière, sa propre vision. Ce qui me semble plus intéressant, c’est au cœur de leur démarche, toucher ce qu'il y a de plus profond. Prenez par exemple les Bach d’un artiste tel que Yehudì Menuhin : il n'y manque rien, tout y est accompli et achevé. Lumineux. Au fond, chacun joue comme il est... »

RM :«Vous êtes professeur au conservatoire de Caen. Pouvez-vous nous parler de cette expérience ? »

RC : «À la base de toute pédagogie, il y a la joie de transmettre dans un cadre qui vous laisse l'opportunité de permettre l'épanouissement. ce que je trouve au CNR de Caen. L'important pour moi, est de communiquer ce que je sais. En premier lieu, ce que j'ai reçu de Philippe Muller qui lui-même |'avait reçu de Navarra et d'autres "maîtres". A défaut de réussir vraiment à transmettre, il m'importe surtout d'aider mes élèves à se connaître eux­mêmes. Comme je l'ai dit, on joue comme on est. Aucune évolution n'est possible si ne prend pas en compte d'abord l'ìndividu.»

Alexandre Pham

The Strad

«Altuogh Martinu's cello sonatas may not pose such tortuously challengin technical problems for the performer, they are nevertheless deceptively difficult to bring off. Maintaining a sense of line through dislocated feeling to the musical structure. At the same time one needs to celebrate the syncopated metre which gives Martinu's his characteristic sound. In fact, the only recording I've heard that successfully achieves this objective was made in 1990 for RCA by Starker and Firkusny and is now sadly deleted.
While Chrétien and Michel faithfully observe Martinu's rhythmic directions and capture a strong sense of drama, their slower tempos and heavier articulation have the effect of ironing out some of the subtieties. Nor are they helped by rather reverbant recording of the piano which perhaps exacerbates such an impression.
The duo is more successful in the stormy openin to the Second Sonata, written in 1940 during Martinu's enforced exile in the US. Chrétien and Michel bring the work's melancholy aspect to the fore, most poignantly in the second movement. The Third Sonata from a decade later has a far more optimistic outlook and teems with vintage Martinu's harmonies. A shraper rhythmic delivery would further draw out its fils-like qualities but Chrétien and Michel provide a persuasive case for bringin Martinu's sonatas into the fold of mainstream cello repertoire.»

Joanne Talbot


«Raphaël Chrétien not only proves himself an outstanding cellist but has also produced a really exciting program of works by Ginastera.»

Joanne Talbot

Classica

«L’interprétation des Sonates de Huré est tout bonnement parfaite (…), le dosage des équilibres, pourtant redoutable, est irréprochable. Les interprètes sont par ailleurs constamment inspirés : Raphaël Chrétien sait faire chanter admirablement son instrument, Maciej Pikulski fait montre d’un jeu d’une extraordinaire souplesse. On ne peut que saluer l’heureuse initiative des interprètes.»

Karol Beffa

Répertoire

«Raphaël Chrétien a tout pour lui, la virtuosité, le souffle, la qualité et la solidité d’un son bien charpenté.»

Jacques Bonnaure

Le monde de la musique

« La troisième sonate de Huré confirme le talent réel d’un compositeur aujourd’hui oublié et que les deux interprètes (R. Chrétien et M. Pikulski) nous restituent avec magie.»

Franck Mallet

Nice matin

« Il tira des sonorités magnifiques et bouleversantes dans les Roccoco de Tchaikovski. Il s’y révéla d’une virtuosité claire, évidente, racée, de la trempe des grands interprètes.»

Aurore Busser

Champigny notre Ville

« "Ce que j'ai appris à Champigny m'a amené à m'exporter avec sincérité".
Des bancs du conservatoire Olivier Messiaen dès ses cinq ans aux concerts à Venise, Tokyo ou Hollywood devant un parterre de 10000 personnes, le violoncelliste Raphael Chrétien promène sa passion comme un perpétuel partage. "Le coeur de mon métier, c'est de resserer les liens, source d'une harmonie".
Invité par les plus prestigieux festivals et orchestres du monde, mais également soliste, ce musicien éclectique, ami du compositeur français Nicolas Bacri, a le succès modeste. La notoriété, la célébrité ? Ce n'est pas son sujet : "L'Art est un rapport à soi profond si on veut atteindre un certain niveau. La rigueur est nécessaire pour donner le meilleur au plus grand nombre". Des suites de Bach aux oeuvres contemporaines, c'est dans l'affectif que Raphael Chrétien s'épanouit. Impossible de séparer l'homme de on oeuvre : "Je travaille pour être en adéquation entre ce que je suis et ce que je fais". Cette philosophie a amené l'artiste, lauréat de nombreux prix internationaux, à dispenser des master-classes et à enseigner depuis vingt ans, comme actuellement au concervatoire de Paris Centre. "Tout est échange, qu'on enseigne ou qu'on soit sur scène".
Né dans une famille de musiciens, Raphaël est passé par le Conservatoire de Paris, dans la classe de Philippe Muller, héritié d'une école de violoncelle mondialement réputée. Lors de son admission en 3e cycle de perfectionnement, il rencontre notamment Mstislav Rostropovitch. Un parcours dense, aux côtés des plus exigeants, qui lui lègue cette fidélité aux valeurs qui l'animent ; à l'idée aussi qu'on est dépositaire d'un trésor qu'il faut faire fructifier, d'une histoire unique... L'héritage musical et humain du conservatoire Olivier Messiaen, qui porte l'empreinte de ses mentors : François Bou, directeur pendant 40 ans, Paul Méfano, compositeur majeur du XXe siècle et Alain Meunier, son professeur de violoncelle. Raphaël Chrétien se retrouve au pied de lui-même et il lui apparaît urgent "d'être d'utilité publique", de concilier les dimensions internationales et locales. "C'est la respiration naturelle d'aller prendre dans le monde pour le ramener au plus proche. À 44 ans, je suis là, avec mes enfants, et j'ai envie de monter pour et avec les Campinois".

Sophie Durat